Sommaire
Votre 208 qui broute au feu rouge, le voyant moteur qui clignote comme un sapin de Noël, et ce message « Défaut moteur : Faites réparer le véhicule » qui vous glace le sang. Vous avez branché un lecteur OBD2, et le verdict tombe : P1336. Pas de panique, mais ne traînez pas non plus. Ce code, sur le 1.2 PureTech, peut signaler un simple jeu de bougies à changer comme une courroie de distribution en train de se désagréger. Je vais vous expliquer exactement ce qui se passe sous votre capot, comment diagnostiquer la panne vous-même, et surtout combien ça va vous coûter en 2026 pour remettre les choses en ordre.
Le code défaut P1336 sur le moteur Peugeot 1.2 PureTech indique des ratés de combustion sur des cylindres non spécifiés. Les causes principales incluent des bougies d'allumage usées, des bobines défectueuses, ou un encrassement des soupapes. Sur ce moteur spécifique, vérifiez immédiatement l'état de la courroie de distribution immergée.
Que signifie le code P1336 sur le moteur 1.2 PureTech ?
Le P1336 est ce qu'on appelle un code générique de « ratés de combustion aléatoires ou multiples ». En clair, le calculateur (ECU) de votre Peugeot a détecté que la combustion ne se fait pas correctement dans les cylindres, mais il n'arrive pas à isoler un seul coupable.
C'est là que la distinction compte. Si votre valise affiche un P1337, le problème vient du cylindre 1. Un P1338 pointe le cylindre 2. Le P1339, le cylindre 3. Mais le P1336 ? Il vous dit en substance : « Ça rate un peu partout, boss, et je n'y comprends rien. »
Le moteur 3 cylindres 1.2 PureTech, qu'on retrouve sur les Peugeot 208, 2008, 308 ou encore les Citroën C3 et DS3 (merci le groupe Stellantis pour ce moteur partagé), est particulièrement sensible aux ratés d'allumage. Avec seulement trois cylindres, quand un seul flanche, vous le sentez immédiatement. Sur un 4 cylindres, un raté passe presque inaperçu. Ici, c'est la tremblote assurée.
Le problème avec un code P1336 plutôt qu'un code ciblant un cylindre précis, c'est que le diagnostic est plus ouvert. Plusieurs composants peuvent être en cause simultanément, ou le problème peut « sauter » d'un cylindre à l'autre selon les conditions de conduite. Ça rend la recherche de panne plus méthodique, et potentiellement plus coûteuse si vous ne procédez pas dans le bon ordre.

Les 4 symptômes révélateurs d'un défaut P1336
Avant même de brancher une valise OBD2, votre voiture vous envoie des signaux d'alerte assez clairs. Le P1336 ne se cache pas, il se manifeste de façon parfois brutale. Voici ce que vous allez constater, et ce qu'il faut en déduire.
1. Allumage du voyant moteur et message d'alerte
Premier indice, le plus évident : le voyant « Check Engine » orange s'allume sur votre tableau de bord. Il peut être fixe ou clignotant. Et la distinction a son importance.
Un voyant fixe signale un défaut enregistré, mais pas forcément une urgence immédiate. Un voyant qui clignote, en revanche, c'est le calculateur qui vous crie de lever le pied. Ça veut dire que les ratés de combustion sont actifs à cet instant précis et qu'ils risquent d'endommager votre pot catalytique.
Sur les Peugeot récentes (208 II, 2008 II, 308 III), le message « Défaut moteur : Faites réparer le véhicule » apparaît en prime sur l'écran central. Difficile de l'ignorer, et c'est tant mieux.
2. Perte de puissance et mode dégradé
Vous appuyez sur l'accélérateur et… rien ne se passe. Ou presque. Le moteur refuse de monter en régime, la voiture avance mollement. Bienvenue en mode dégradé.
Le calculateur ECU a décidé de brider le moteur pour une raison simple : protéger le pot catalytique. Quand le carburant ne brûle pas correctement dans les cylindres, il arrive non brûlé dans l'échappement, et le catalyseur surchauffe. Remplacer un catalyseur, ça coûte entre 800 et 1 500 euros selon le modèle. Le calculateur préfère vous empêcher de rouler normalement plutôt que de laisser cette pièce fondre.
Concrètement, vous serez limité à 2 000 ou 3 000 tr/min. Suffisant pour rentrer chez vous ou aller au garage. Pas pour doubler sur nationale.
3. Fortes vibrations et broutage au ralenti
C'est probablement le symptôme le plus marquant. Votre 1.2 PureTech est un 3 cylindres. Quand il tourne sur les trois, il a déjà un léger caractère vibrant (c'est la nature d'un 3 pattes). Mais quand un cylindre ne fait plus son travail, ça devient franchement désagréable.
Le moteur tourne alors sur 2 cylindres. Les vibrations sont amplifiées, le volant tremble dans vos mains, et au ralenti (feu rouge, parking), le moteur semble sur le point de caler. On parle de broutage, cette sensation saccadée où le régime monte et descend tout seul. Si vous coupez la clim ou la musique, vous entendrez aussi un rythme irrégulier à l'échappement. Poum-poum… poum-poum… au lieu du ronronnement habituel.
4. Surconsommation de carburant et odeur d'essence
Celui-là, on le remarque souvent en deuxième temps. Le carburant injecté dans un cylindre en raté ne brûle pas. Il est expulsé tel quel dans le collecteur d'échappement.
Résultat ? Deux choses. D'abord, une odeur d'essence assez forte, surtout au démarrage ou quand vous êtes arrêté moteur tournant. Ensuite, une hausse visible de la consommation. On parle facilement de 1 à 2 litres aux 100 km en plus. Sur un moteur qui consomme normalement entre 5 et 6 litres, ça représente une augmentation de 20 à 30 %. Votre portefeuille le sentira avant même de voir la facture du garage.
Si vous sentez une forte odeur d'essence à l'échappement et que le voyant clignote, coupez la climatisation et roulez à régime bas jusqu'au garage le plus proche. Chaque kilomètre en « mode raté » raccourcit la vie de votre catalyseur.
Les 5 causes principales du P1336 sur le 1.2 PureTech
On entre dans le vif du sujet. Ce qui suit n'est pas une liste générique valable pour n'importe quel moteur essence. Chaque cause est directement liée à la conception et aux faiblesses connues du 1.2 PureTech. J'ai classé ces causes de la plus courante (et la moins chère) à la plus sérieuse.
1. Bougies d'allumage usées ou inadaptées
Sur le 1.2 PureTech, les bougies d'allumage sont soumises à rude épreuve. L'injection directe génère des pressions de combustion élevées, et le petit 3 cylindres tourne souvent à haut régime pour fournir sa puissance. Les bougies s'usent donc plus vite que sur un moteur atmosphérique classique.
Peugeot préconise des bougies iridium spécifiques, avec un remplacement tous les 40 000 à 60 000 km selon les versions. Le problème ? Beaucoup de propriétaires (ou de garages peu scrupuleux) montent des bougies standards en nickel, moins chères mais inadaptées. L'électrode s'érode plus vite, l'étincelle faiblit, et les ratés de combustion apparaissent.
Vérifiez deux choses : le kilométrage depuis le dernier changement, et la référence exacte des bougies montées. Une bougie à 8 euros au lieu de 15 euros, c'est une fausse économie qui peut coûter très cher en cascade.

2. Bobines d'allumage (bobines crayons) défectueuses
Le 1.2 PureTech utilise des bobines crayons individuelles, une par cylindre, plantées directement dans le puits de bougie sur la culasse. Leur emplacement est un problème en soi : elles baignent dans la chaleur du haut moteur, coincées entre le collecteur d'échappement et le cache culbuteurs.
Cette exposition thermique permanente dégrade l'isolation interne des bobines. Avec le temps (et les cycles de chauffe/refroidissement), des micro-fissures apparaissent, le courant haute tension fuit, et l'étincelle aux bougies devient trop faible pour enflammer le mélange. C'est la cause électrique numéro un du P1336 sur ce moteur.
Un indice qui ne trompe pas : le problème s'aggrave par temps humide ou au démarrage à froid. L'humidité s'infiltre dans les fissures et crée des courts-circuits partiels. Si vos ratés disparaissent quand le moteur est bien chaud, une bobine crayon fatiguée est en tête de liste.
Quand une bobine lâche sur un 1.2 PureTech, je recommande de remplacer les trois en même temps. Elles ont le même âge, le même kilométrage, et si l'une a cédé, les deux autres ne sont pas loin derrière. Le surcoût est minime comparé au temps passé à revenir au garage un mois plus tard.
3. Encrassement des soupapes d'admission (maladie de l'injection directe)
Voilà la partie que vous ne trouverez pas dans un article générique sur les ratés d'allumage. C'est pourtant LE sujet quand on parle du 1.2 PureTech.
Sur un moteur à injection directe, le carburant est projeté directement dans la chambre de combustion, pas dans le conduit d'admission. Conséquence : les soupapes d'admission ne sont jamais « lavées » par le passage de l'essence. Les vapeurs d'huile remontant du carter (via le circuit de réaspiration des gaz) se déposent sur les soupapes et forment une croûte épaisse de calamine. C'est un phénomène bien documenté, commun à tous les moteurs à injection directe, mais particulièrement prononcé sur le PureTech.
Au bout de 60 000 à 80 000 km, cette calamine empêche les soupapes de fermer hermétiquement. La compression chute dans le ou les cylindres touchés, le mélange air/carburant ne s'enflamme plus correctement, et le calculateur enregistre des ratés de combustion aléatoires. P1336.
Le piège, c'est que ce problème s'installe progressivement. Vous perdez quelques chevaux par-ci, la consommation augmente légèrement par-là, et un beau matin le voyant s'allume. Si on vous diagnostique un encrassement sévère des soupapes, un simple nettoyage chimique ne suffira probablement pas. Il faudra envisager un décalaminage par sablage (walnut blasting) ou un nettoyage à l'hydrogène, voire une dépose de la culasse dans les cas extrêmes.
4. Injecteurs encrassés ou défaillants
Les injecteurs du 1.2 PureTech travaillent sous très haute pression (200 bars et plus). Leur rôle est de pulvériser le carburant en un brouillard ultra-fin dans la chambre de combustion. Quand un injecteur s'encrasse ou se dérègle, le spray devient irrégulier : trop de carburant d'un côté, pas assez de l'autre, des gouttelettes trop grosses qui ne s'enflamment pas correctement.
Le résultat ? Des ratés de combustion, tantôt sur un cylindre, tantôt sur un autre, selon les conditions de charge et de régime. Exactement le profil d'un P1336.
Honnêtement, c'est une cause moins fréquente que les bougies ou les bobines, mais elle existe. Un nettoyage par ultrasons peut parfois sauver un injecteur encrassé. En revanche, si l'injecteur est défaillant électriquement (mauvaise atomisation malgré un nettoyage), c'est remplacement pur et simple. Et sur ce moteur, la facture pique.
5. Dégradation de la courroie de distribution immergée
On arrive au gros morceau. La fameuse courroie immergée, alias « Wet Belt », la particularité technique la plus controversée du 1.2 PureTech.
Contrairement à la quasi-totalité des moteurs du marché, la courroie de distribution du PureTech baigne dans l'huile moteur. L'idée de départ était bonne : réduire les frottements, supprimer le bruit, allonger la durée de vie. Sauf que dans la pratique, certaines versions de cette courroie se dégradent prématurément. Le caoutchouc gonfle, se fissure, et des fragments se détachent.
Et c'est là que ça devient vraiment problématique pour le P1336. Ces débris de courroie circulent dans le circuit d'huile et viennent boucher la crépine d'huile (le filtre à l'entrée de la pompe). Mais surtout, une courroie qui s'allonge ou se déforme décale le calage de la distribution. Les soupapes ne s'ouvrent et ne se ferment plus au bon moment, la compression devient erratique d'un cycle à l'autre, et les ratés d'allumage apparaissent. Aléatoires, multiples, impossibles à cerner. P1336.
Si votre PureTech a plus de 80 000 km et que vous n'avez jamais vérifié l'état de la courroie de distribution, commencez par là. Pas demain. Maintenant. Parce qu'une courroie qui casse sur ce moteur, c'est moteur en vrac : soupapes tordues, pistons abîmés, facture à 4 000 euros minimum.
Peugeot a fait évoluer la courroie immergée plusieurs fois depuis 2012. Les moteurs produits après mi-2017 (environ) sont équipés de courroies améliorées, plus résistantes. Vérifiez le numéro OPR de votre moteur et la date de fabrication pour savoir quelle génération de courroie vous avez.
Guide de diagnostic étape par étape pour effacer le P1336
Avant de foncer chez le garagiste (et de potentiellement payer 200 euros de diagnostic pour qu'on vous change des bougies à 45 euros), voici une méthode structurée. Du plus simple au plus complexe, du moins cher au plus coûteux. C'est comme ça que procède un bon mécanicien, d'ailleurs.
-
Lisez les « Freeze Frames » avec votre valise OBD2. Quand le calculateur enregistre le code P1336, il prend un « instantané » des conditions moteur à ce moment-là : régime, température du liquide de refroidissement, charge moteur, vitesse véhicule. Ces données vous indiquent si le raté survient à froid, à chaud, en charge ou au ralenti. Un raté uniquement à froid oriente vers les bobines. Un raté en charge vers les soupapes ou les injecteurs.
-
Faites le test d'inversion (croisement) des bobines. C'est la manipulation la plus utile et la plus simple. Voici comment procéder :
- Notez quel(s) code(s) compagnon(s) apparaissent avec le P1336 (un P1337 en plus, par exemple, pointerait le cylindre 1).
- Échangez la bobine crayon du cylindre suspect avec celle d'un autre cylindre.
- Effacez les codes défaut avec la valise OBD2.
- Roulez 20 à 30 km en conditions normales.
- Relisez les codes. Si le raté « a suivi » la bobine (le code est passé de P1337 à P1339 par exemple), vous tenez votre coupable. Si le code reste sur le même cylindre, la bobine est innocente : passez aux bougies et refaites le même test.
-
Inspectez les bougies d'allumage. Démontez-les (clé à bougie de 14 mm sur la plupart des PureTech) et examinez l'électrode. Une bougie saine a une électrode gris clair à brun clair. Une électrode noire et charbonneuse signale un mélange trop riche ou de l'huile dans la chambre. Une électrode blanche et vitrifiée indique une surchauffe. Des dépôts huileux sur le filetage peuvent trahir un joint de queue de soupape fatigué.
-
Inspectez visuellement la courroie de distribution immergée. Pas besoin de démonter le carter. Peugeot a prévu un gabarit de contrôle (outil spécifique) qui s'insère par l'orifice de remplissage d'huile moteur (le bouchon sur le cache culbuteurs). Ce gabarit mesure le gonflement de la courroie. Si elle dépasse les cotes, direction l'atelier pour un remplacement préventif. Certains garagistes indépendants facturent ce contrôle entre 30 et 50 euros, et ça peut vous éviter une casse moteur.
Si après ces quatre étapes vous n'avez toujours pas trouvé la cause, il faudra passer à un diagnostic plus poussé : test de compression cylindre par cylindre, contrôle de l'étanchéité des injecteurs au banc, et éventuellement une endoscopie des soupapes d'admission pour évaluer le niveau d'encrassement. Là, on est clairement dans le domaine du professionnel équipé.
Quel est le prix des réparations pour un P1336 en 2026 ?
Parlons argent. C'est la question qui vous brûle les lèvres, et je vais être aussi transparent que possible. Les tarifs ci-dessous sont des estimations pour 2026, basées sur des garages indépendants spécialisés. Chez un concessionnaire Peugeot, ajoutez facilement 30 à 50 % au tarif main-d'œuvre.
| Pièce en cause | Type de réparation | Coût estimé (Pièce + MO) |
|---|---|---|
| Bougies d'allumage (x3 iridium) | Remplacement | 80 à 150 € |
| Bobines crayons (x3) | Remplacement | 150 à 280 € |
| Injecteurs (x1) | Nettoyage ultrasons ou remplacement | 200 à 500 € par injecteur |
| Soupapes d'admission | Décalaminage par sablage (walnut blasting) | 400 à 800 € |
| Soupapes d'admission | Nettoyage à l'hydrogène (moins invasif) | 100 à 200 € |
| Courroie de distribution immergée | Remplacement complet (kit + MO) | 800 à 1 200 € |
| Courroie + nettoyage circuit d'huile | Remplacement courroie + crépine + vidange | 1 000 à 1 500 € |
Quelques précisions. Le nettoyage à l'hydrogène fonctionne en prévention ou en cas d'encrassement léger. Si vos soupapes ressemblent à des stalactites de calamine, seul le sablage (avec dépose du collecteur d'admission) donnera un résultat durable. Et pour la courroie immergée, ne faites pas l'impasse sur le remplacement de la crépine d'huile en même temps : si des débris de courroie l'ont colmatée, vous risquez un problème de lubrification qui coûtera bien plus cher.
Demandez toujours un devis écrit détaillant pièces et main-d'œuvre séparément. Et si un garage vous propose de « juste effacer le code » sans diagnostic, fuyez. Effacer un P1336 sans traiter la cause, c'est mettre du scotch sur le voyant. Le code reviendra, et la panne s'aggravera.
Autres codes défauts et diagnostics de la gamme PSA
Le P1336 n'est malheureusement pas le seul code défaut qui hante les propriétaires de Peugeot. Le groupe Stellantis utilise toute une batterie de codes spécifiques (codes « P » constructeur) qui nécessitent une approche de diagnostic adaptée à chaque moteur et chaque système.
Si vous possédez un modèle diesel et que votre véhicule affiche des problèmes liés au système de dépollution, notre guide sur le code défaut P1434 Peugeot : causes, diagnostic et réparation de la pompe additif détaille la marche à suivre pour les soucis de pompe à additif FAP.
Et pour ceux qui roulent en 2.0 HDi et qui voient un code P1352 apparaître (souvent confondu avec un problème de bougies de préchauffage), notre article dédié au code P1352 Peugeot 2.0 HDi : diagnostic, causes et solution vous aidera à faire le tri entre un simple relais grillé et un souci électrique plus profond.
Ce qu'il faut retenir (et faire dès maintenant)
Le code P1336 sur votre 1.2 PureTech n'est pas une condamnation, mais c'est un signal d'alarme à prendre au sérieux. Trois choses à garder en tête.
Premièrement, commencez toujours par le plus simple et le moins cher : bougies, puis bobines, avec le test d'inversion pour confirmer. Deuxièmement, ne sous-estimez jamais l'encrassement des soupapes sur un moteur à injection directe avec plus de 60 000 km. C'est la maladie silencieuse du PureTech. Troisièmement, et je ne le répéterai jamais assez, contrôlez l'état de votre courroie de distribution immergée. C'est 30 euros de contrôle qui peuvent vous épargner 4 000 euros de casse moteur.
Vous avez un doute sur la marche à suivre ? Commencez par le test d'inversion des bobines ce week-end. C'est gratuit, ça prend 20 minutes, et dans un cas sur trois, ça vous donnera la réponse.
FAQ
Puis-je continuer à rouler avec le code P1336 allumé ?
Non, et surtout pas si le voyant moteur clignote. Rouler avec des ratés de combustion actifs envoie du carburant non brûlé dans le pot catalytique, qui surchauffe et se détruit. Un catalyseur de remplacement coûte entre 800 et 1 500 euros : autant éviter d'en arriver là.
Le code P1336 est-il pris en charge par la garantie Stellantis ?
Si le diagnostic prouve que le P1336 est causé par la dégradation de la courroie immergée, votre réparation peut entrer dans le cadre des extensions de garantie Peugeot mises en place spécifiquement pour le 1.2 PureTech. Condition indispensable : votre carnet d'entretien doit être à jour, avec les révisions faites dans les temps. Contactez votre concession avec votre numéro de série (VIN) pour vérifier votre éligibilité.
Quelle est la différence entre P1336 et P1337/P1338/P1339 ?
Le P1336 indique des ratés d'allumage aléatoires, répartis sur plusieurs cylindres sans schéma fixe. Le P1337 cible spécifiquement le cylindre 1, le P1338 le cylindre 2, et le P1339 le cylindre 3. Un P1336 seul est plus difficile à diagnostiquer qu'un code ciblé, d'où l'intérêt du test d'inversion des bobines pour faire « migrer » le défaut vers un cylindre identifiable.